Patrimoine communal

L’église Saint-Martin

C’est une église catholique paroissiale. Elle se compose de deux parties bien distinctes séparées par le transept qui porte en même temps le clocher central. La nef est de style roman, et ses grandes arcades retombent sur des chapiteaux très archaïques. Pour la plupart des auteurs, ils permettent une datation pour le dernier quart du XI e siècle, mais certains estiment le début du XII e siècle plus probable. En tout cas, c’est l’une des plus anciennes nefs conservées dans le département. Environ un siècle après sa construction, elle a été voût ée d’ogi ves. Le transept est contemporain de la nef et conserve deux voûtes en berceau et une voûte d’arêtes d’origine, ce qui est rare dans la région. Ses peintures murales du XIV e siècle sont également intéressants. Le chœur a été entièrement reconstruit au milieu du règne de saint Louis et montre une élévation ambitieuse sur trois niveaux, avec triforium. Influencé par la basilique Saint-Denis, il est tout à fait représentatif de l’architecture parisienne de l’époque.

 

L’étage des fenêtres hautes n’a toutefois été construit ou achevé qu’au XVIe siècle. En raison d’arc-boutants défectueux, les voûtes du chœur menacent de s’effondrer vers 1970, et le chœur doit être étayé pendant trente-cinq ans en attendant sa restauration. Celle-ci a été achevée en 2008 et l’ensemble de l’église se présente aujourd’hui dans un excellent état. Elle est classée monument historique depuis 1911.

Il est possible de visiter l’Eglise le premier dimanche de chaque mois entre 15h00 et 17h00.

 

Monument de l’Ecce homo

Au cimetière, RD 190 (classé monument historique par arrêté du 20 juillet 1942) : Il s’agit d’une petite niche posée sur un socle maçonné, et présentant une statue mutilée du Christ au moment de sa résurrection. La niche, en plein cintre, est flanquée de deux colonnes corinthiennes et surmonté d’une métope avec une inscription devenue à peu près illisible, puis d’un fronton triangulaire. Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l’homme ». C’est l’expression utilisée par Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l’évangile de Jean lorsqu’il présente Jésus à la foule, battu et couronné d’épine.

 

Le Presbytère

Il est à côté de l’église.

La Fontaine publique

Elle se situe au-dessous du niveau de la rue, sous une arcade plein cintre. Le terre-plein devant la fontaine est entouré de murs de soutènement, et un escalier en pierre y donne accès. Dans sa forme actuelle, la fontaine daterait du XIX e siècle.

L’ancien relais de poste

Il est rue Curie : Située sur l’ancienne route de Paris à Dieppe, ce grand bâtiment du XIX e siècle possède deux ailes latérales, et un porche au centre du bâtiment principal donne accès à la cour arrière. Au début du XX e siècle, le complexe a été transformé en relais de chasse, et Sarah Bernard y séjourne en 1902. Puis l’affectation change de nouveau en 1910 quand une laiterie s’y installe. Elle récupère les caves voûtées de la cour pour y entreposer les produits laitiers au frais.

Le calvaire

Il est rue de Grisy : Cette croix en bois remplace un crucifix en fonte du XIX e siècle, et est planté dans un socle constitué d’un amas de cailloux, symbolisant le Golgotha.

Le bâtiment de l’ancienne aérogare 

Situé aéroport de Pontoise – Cormeilles-en-Vexin, RD 915 : Y subsiste un hangar à avions construit par les troupes allemandes en 1943, avec des impacts d’obus et de balles toujours visibles. Ce hangar est actuellement utilisé pour le remisage de caravanes et aussi dans une autre partie, comme foyer rural.